Force Ouvrière - Syndicat des enseignants et des AESH du premier degré des Hauts-de-Seine

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Déclaration CHSCT des Hauts-de-Seine du 10 juin 2021
Publié le 10 juin 2021 | SNUDI-FO 92

Madame la directrice Académique,

Depuis plusieurs mois, c’est un véritable chaos organisé par le ministre qui s’installe dans les établissements scolaires : pression sur les professeurs pour mettre en place l’enseignement à distance (je pense notamment au collège La Malmaison à Rueil-Malmaison), scolarité amputée de plusieurs mois de cours pour les élèves... Notre employeur, en restant volontairement "flou", ne prend pas ses responsabilités et accroît de fait la territorialisation. L’organisation est alors totalement différente d’un établissement à l’autre, voire d’une classe à l’autre. Le ministre décharge en fait sa responsabilité sur les chefs d’établissements et les personnels. Les chefs d’établissement n’en peuvent d’ailleurs plus de recevoir des injonctions du ministre et d’apprendre les changements organisationnels par voie de presse. Je pense dernièrement au retour en classe entière pour les 4e et 3e le lundi 31 mai annoncé dans les médias le vendredi 28 mai.

Les collègues exerçant en lycée nous font remonter qu’ils subissent à nouveau des pressions. Après la pression au sujet de Parcoursup en janvier c’est maintenant des élèves de Terminale qui font pression sur leurs enseignants pour obtenir de bonnes moyennes et ainsi sécuriser leur contrôle continu. Des collègues du lycée Michel Ange de VLG par exemple, nous ont fait parvenir des mails extrêmement menaçants provenant d’élèves au sujet de leurs notes qu’ils jugeaient insuffisantes.
Cette situation est inacceptable et la FNEC-FP FO continue à exiger un retour à un BAC avec des épreuves nationales, ponctuelles et anonymes et l’abrogation de Parcoursup.

Le gouvernement doit cesser d’utiliser cette crise sanitaire pour continuer à diminuer le nombre de postes, de moyens et pour casser nos statuts. La FNEC-FP FO dénonce des moyens qui restent insuffisants : pas de recrutement d’enseignants supplémentaires pour permettre aux classes
de fonctionner en demi-groupes, l’inexistence de masques FFP2 pour tous, notamment pour les AESH, personnels les plus exposés reste malheureusement à l’ordre du jour. Le 26 janvier mais aussi le 8 avril et le 3 juin, les AESH ont exprimé leur colère lors des rassemblements qui ont réuni plusieurs milliers de manifestants. 115 000 AESH sont employés par l’Éducation Nationale. Ces personnels veulent être intégrés à un statut de la fonction publique. Ils ne veulent pas d’un salaire
amputé. Il y a urgence à augmenter les salaires, ce qui passe par la reconnaissance du temps de travail moyen de la profession comme un temps plein. Les AESH ne veulent pas des PIAL qui est un outil de gestion de la pénurie des ressources. Le PIAL se combine avec l’objectif de réduire le nombre de places et de personnels dans les établissements spécialisés.

La FNEC-FP FO rappelle que depuis décembre 2020, les personnels de Vie scolaire se mobilisent également contre la précarité, pour avoir de vraies perspectives d’avenir, de meilleures conditions de travail et un vrai salaire. Au-delà de la période de crise sanitaire durant laquelle les personnels de Vie scolaire sont en première ligne et depuis plus d’un an voient leurs conditions de travail se dégrader, les services de Vie scolaire sont largement sous dotés et les conditions d’exercice des
personnels AED sont inacceptables. La FNEC-FP FO de l’Académie de Versailles a d’ailleurs été signataire d’un voeu intersyndical au dernier CTA qui exprime son opposition au projet de répartition des moyens AED soumis par Mme la Rectrice et exige que toutes les suppressions de
postes soient annulées. Le ministre refuse de répondre aux revendications légitimes des AED mobilisés : diminution du temps de travail, recrutement massif de postes supplémentaires, augmentation du temps de formation, augmentation de salaire, versement des primes REP et REP+ et de vraies perspectives d’avenir, ce qui passe dans un premier temps par l’arrêt des menaces de licenciements et des licenciements tout court…

Il y a un peu plus de 15 jours, les professeurs des écoles ayant demandés une quotité de temps partiel à 80% pour l’an prochain, ont reçu des mails les informant qu’ils devaient rencontrer leur IEN. Les premiers jours, certains IEN n’avaient même pas précisé la raison de ce rendez-vous. Nous avons appris par lors d’une audience intersyndicale, que ces rendez-vous étaient demandés par vous madame la directrice académique pour recueillir la raison de la demande de quotité à 80%, car vous ne pourrez pas tous les accorder.

Madame, une fois de plus dans notre département, les professeurs des écoles ont des conditions de travaille plus compliqués que dans d’autres départements, ils n’auront plus le droit de travailler à 80% payé 85,7%, lors d’un temps partiel de droit.
Madame, les rendez-vous avec les IEN ne sont pas des simples moments d’échange, durant lequel le collègue peut exprimer les raisons qui le poussent à demandé un 80%, la plupart des IEN font pression sur les collègues pour qu’ils renoncent à demander un 80% et leur font signer une feuille sur laquelle la quotité de 80% n’est plus indiquée. Les IEN disent simplement aux collègues qu’ils n’ont pas le choix c’est 50%, 75% ou 100%. Cette pression, à la limite du chantage, est inconcevable et inacceptable !
Les professeurs des écoles de notre département doivent pouvoir librement choisir leur quotité de travail et bénéficier du 80%, leur permettant de concilier une vie professionnelle et une vie familiale, dans le 92 le coût de la vie est très élevée, les places en crèche ne sont pas suffisantes.

La FNEC-FP-FO exige du ministre qu’il prenne ses responsabilités :
• pour permettre à chaque bachelier d’accéder à une qualification reconnue nationalement et à la filière post baccalauréat de son choix. Aucun lycéen ne doit être pénalisé face à l’examen. Le tri social Parcoursup doit être abandonné définitivement.
• pour des mesures urgentes afin d’alléger les classes de la maternelle à l’enseignement supérieur : augmentation du nombre d’admis à tous les concours.
• pour mettre en place des conditions pour une remise à niveau scolaire des élèves durement touchés : annulation des 1800 suppressions de postes dans le 2nd degré, créations des postes de titulaires à la hauteur des besoins, annulation des fermetures de classes, augmentation des DHG, notamment celles des établissements REP et REP+.
• Il faut abroger la réforme du lycée et du baccalauréat !
* Pour notre département, arrêt immédiat des pressions sur les personnels du premier degré
qui souhaitent bénéficier d’un 80 %.

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