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Communiqué - rentrée de mars 2021
Publié le 4 mars 2021 | SNUDI-FO 92

Communiqué – Rentrée de mars 2021

Des classes sans maître dès la rentrée du 1er mars

Lundi 1er mars, la rentrée de la zone C s’est déroulée dans une situation sanitaire qui se dégrade jour après jour avec la multiplication des cas positifs aux différents variants et des difficultés accrues en conséquence du refus du Ministre de procéder à des recrutements d’enseignants. Dans notre département, la trentaine (sur 60 prévues) d’enseignants contractuels employés pendant quelques semaines, principalement pour remplacer des collègues en ASA ou en longue maladie, ont vu leur contrat se terminer le 13 février. Certains ont été ré-employés sur des postes vacants, parfois à l’autre bout du département, mais ils ne sont plus habilités à remplacer les enseignants en ASA. Les économies réalisées ainsi sur le dos des élèves et des personnels aboutissent à ce que cette rentrée se fasse avec de nombreuses classes sans maître.
Inacceptable ! Le SNUDI-FO 92 exige la prolongation immédiate des contrats de nos collègues jusqu’à la fin de l’année et leur titularisation.
Alors que les protocoles exigent de limiter les brassages, les écoles sont placées dans une situation totalement insupportable où il n’y a jamais eu aussi peu de remplacements assurés et autant d’élèves répartis dans les classes et donc de brassage imposé.
Cette situation catastrophique n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence directe du refus du Ministre d’accorder des moyens supplémentaires pour faire face à la pandémie et de répondre à notre exigence d’un véritable plan d’urgence de recrutement massif d’enseignants pour assurer les remplacements et diminuer les effectifs dans les classes tout en maintenant l’ensemble des heures de cours pour les élèves.
Nous avons entendu le Président de la République répéter la formule du « quoi qu’il en coûte ». Or, force est de constater que non seulement pas un euro supplémentaire n’a été dégagé pour faire face à la pandémie, mais chacun a pris connaissance du fait que près de 253 millions d’euros prévus au budget 2020 (avant la pandémie) n’ont pas été dépensés. C’est l’équivalent de la rémunération de 5800 postes d’enseignants titulaires pendant un an.
Les enseignants et les AESH sont unanimes à faire le triste constat que le Ministre n’assure absolument pas ses obligations d’employeurs qui sont de préserver leur santé et leur intégrité physique.

Les personnels enseignants et AESH des écoles maternelles particulièrement exposés

Dans les écoles maternelles, où les enseignants sont amenés à aider les élèves dans tous les gestes de la vie quotidienne, sans distanciation possible, au contact permanent d’enfants qui ne portent pas de masques, l’impossibilité de mettre en œuvre les gestes barrières ne fait qu’accroître significativement les risques encourus par les personnels. Face aux risques accrus de contamination, nos collègues enseignants et AESH travaillant en écoles maternelles devraient bénéficier de mesures de protection renforcées. Mais le Ministère de l’Education Nationale continue de refuser de fournir à ses personnels des masques FFP2 ou même des masques chirurgicaux. Ils n’ont toujours ni lingettes ni gel virucides. Et la désinfection des locaux est inexistante dans la quasi totalité des écoles du département alors qu’elle devrait être renforcée, particulièrement dans les écoles maternelles où la désinfection régulière des jeux est indispensable pour éviter la propagation du virus.

Face à la dégradation de la situation, le Ministre décide d’alléger le protocole sanitaire…

Pourtant, le 19 février dernier, alors que la situation sanitaire se dégrade brutalement, le Ministre décide d’alléger le protocole sanitaire en ne prenant plus en considération la dangerosité et les risques de contagion du variant britannique, pourtant plus mortel que la souche classique et au moins aussi présent chez les enfants que chez les adultes. Les enseignants de maternelle qui étaient considérés comme cas contacts à risque dès lors que plusieurs enfants de fratries différentes étaient positifs, resteront maintenant en poste : « une étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être également considérés comme contacts à risque. »
On ne peut que s’interroger sur ces pseudos « études approfondies » dont personne ne saura qui les réalisera et sur quelle base. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les règles qui régissent le tracing pour les enseignants sont opaques et différentes de celles appliquées pour tous les autres salariés. Pour le SNUDI-FO, les enseignants qui sont au contact permanent de leurs élèves doivent être considérés systématiquement comme cas contacts, sans « études approfondies » dès lors que leurs élèves le sont.

Directeurs d’école : corvéables à merci et d’astreinte H24

Alors qu’avant les vacances de février, les cas de COVID explosaient dans les écoles, les directeurs ont encore une fois dû faire face, trop souvent seuls, pour gérer les situations. Les soirs, les mercredis et les weekends, ils ont dû contacter les familles, remplir les fichiers de l’ARS, prendre des décisions pour tenter de protéger a minima leurs collègues et les élèves. Seulement, ils ont bien souvent constaté que leur supérieur hiérarchique ne répondait pas ou tardivement, que les médecins scolaires sont difficilement joignables en dehors de leurs horaires, et que la prise de décision de fermer une classe est particulièrement frileuse.
Le SNUDI FO 92 exige la mise en place d’une cellule de crise, à la DSDEN pour permettre aux directeurs d’école de contacter rapidement, les mercredis et les weekends, la hiérarchie.

Tests salivaires : opération de communication et non pas de protection

Après les annonces médiatiques du Ministre Blanquer sur l’organisation de campagnes massives de tests salivaires des écoliers, la DASEN a précisé qu’environ 5 écoles seraient « testées » par jour… La DSDEN a demandé aux mairies de gérer les fichiers à remplir (numéros de sécurité sociale des familles etc). Pour l’instant seules Levallois et Bourg-la-Reine ont mis en place des secrétariats médicaux ; d’autres communes commencent à recruter ou réquisitionnent des personnels pour effectuer ces tests…
Chacun sait la pénurie de personnels de médecine scolaire, il n’y a donc personne pour effectuer les tests salivaires ! C’est inacceptable !
Ces tests salivaires ne sont pas pris en charge par l’employeur : il y a donc un reste à payer de 1€ si un enseignant ou un AESH souhaite être testé ! L’Education nationale ne débourse pas un centime pour nous protéger, ne nous fournit que des masques en tissu insupportables et inadaptés, faire payer les tests salivaires aux personnels est une provocation supplémentaire.
Le SNUDI-FO revendique le recrutement massif et immédiat d’infirmières et de médecins scolaires fonctionnaires d’Etat.

Face à cette crise sanitaire sans précédent, qui met en péril la vie et la santé de la population et donc des personnels, le SNUDI-FO 92 revendique :

  • la mise en place de tests pris en charge par l’Education nationale, sur le temps de travail, notamment d’une manière systématique dans toutes les écoles où se déclarent des cas COVID confirmés, réalisés par des personnels dont c’est la mission ;
  • la fourniture, à minima de masques chirurgicaux de type II R (résistants aux éclaboussures) à raison de 3 masques par jour, à tous les enseignants et AESH du département, et de masques FFP2, les seuls reconnus par le Code du travail, pour tous les personnels vulnérables en activité qui le souhaitent ;
  • la fourniture dans les écoles de masques pédiatriques jetables, de gel et de lingettes virucides en nombre suffisant ;
  • la priorité pour la vaccination, pour tous les enseignants volontaires ;
  • l’entretien et la désinfection des locaux ;
  • un véritable plan d’urgence qui passe par le recrutement massif d’enseignants pour assurer le remplacement des personnels malades ou en ASA, l’allègement significatif des effectifs des classes, avec le maintien de la totalité des heures d’enseignement dues aux élèves, notamment par le recrutement de tous les candidats inscrits sur la liste complémentaire et la prolongation jusqu’à la fin de l’année scolaire des contrats de tous les vacataires et leur titularisation ;
  • la réquisition de locaux partout où il y a besoin de salles pour alléger ou dédoubler les effectifs des classes.

Issy-les-Moulineaux, le 4 mars 2021

Communiqué-4 mars 2021
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