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Résolution de l’Assemblée Générale des syndiqués du SNUDI FO 92
Publié le 3 février 2016

Résolution AG statutaire 2 février 2016

La situation générale sous couvert de l’Etat d’urgence est marquée par le renforcement des mesures d’austérité et le déni des libertés individuelles.

En effet, suite aux attentats du 13 novembre, le gouvernement a décidé d’un certain nombre de mesures. Il ne s’agit nullement de remettre en cause les dispositions du plan Vigipirate, qui sont toujours en vigueur et ce, pour assurer plus de sécurité aux abords des écoles et dans les lieux publics. Il n’y avait nul besoin de l’Etat d’urgence pour assurer la sécurité des citoyens.

L’Assemblée Générale des syndiqués du SNUDI FO 92 constate que l’Etat d’urgence entrave la démocratie, dont le syndicat est une composante essentielle. Elle exige la levée de l’Etat d’urgence, comme le Conseil syndical dans sa motion du 5 janvier 2016 et le Comité départemental de l’UD FO 92 le 11 décembre 2015.
L’AG demande la relaxe des syndicalistes de Goodyear, condamnés à 9 mois de prison fermes.

Le SNUDI FO 92 réaffirme plus que jamais son attachement aux libertés individuelles et collectives.

Le SNUDI FO 92 n’a cessé d’alerter sur les dangers de la mise en œuvre des décrets Peillon / Hamon, dite réforme des rythmes scolaires, qui aboutissent à la territorialisation de l’Ecole.
Depuis la rentrée, notre syndicat a rassemblé des éléments confirmant la recrudescence d’ingérences des municipalités dans l’organisation des écoles de la République, remettant en cause nos garanties statutaires et la laïcité. L’UD est intervenu auprès du Préfet et nous avons interpellé le DASEN lors d’un CDEN pour que tous deux fassent respecter le Code de l’Education.

Et maintenant, avec l’appui du SNUipp-FSU, de l’UNSA et du SGEN-CFDT, la Ministre Mme Vallaud-Belkacem veut modifier nos obligations règlementaires de service (ORS). Il est question d’introduire pour la première fois la notion de « mission ». Ils souhaitent également allonger le nombre de semaines travaillées et forfaitiser les 108h, pour imposer de nouvelles missions dans et hors Education nationale.

De plus, la mise en œuvre de l’austérité dans le cadre du pacte de responsabilité, dont FO demande le retrait, au nom duquel 50 milliards d’euros d’économie sont prévues sur le service public. a des conséquences sur tous les aspects de la vie professionnelle des enseignants :

• PPCR :
Avec l’accord PPCR (Parcours Professionnel Carrière Rémunérations) signé lui aussi par la FSU, l’UNSA, et le SGEN-CFDT, ce serait le blocage des traitements, le passage à un seul rythme d’avancement à l’ancienneté et surtout la mobilité contrainte pour les fonctionnaires.

• Permutations :
Dans le même temps, des centaines de collègues ne peuvent pas sortir du département des Hauts-de-Seine lors des permutations et des ineat-exeat, sous prétexte du déficit de personnels du département. Des enseignants doivent sacrifier leur vie de famille et leur santé !

• Inclusion :
De plus en plus de collègues subissent des agressions de la part d’élèves qui devraient être pris en charge par les établissements spécialisés. Ces élèves n’ont pas les soins auxquels ils ont droit, faute de structures et de personnels spécialisés.
Le SNUDI FO 92 est intervenu auprès de l’Inspection académique pour signaler les situations et pour que des solutions soient trouvées pour les élèves, ainsi que les enseignants qui doivent pouvoir continuer à exercer sereinement.
C’est pourquoi, les adhérents réunis en AG revendiquent le maintien de tous les postes enseignants dans les IME, IMpro, CMP et EREA, et s’opposent à la fermeture des SEGPA et à la transformation des CLIS en ULIS.

• Carte scolaire :
Le ministère continue la mise en œuvre de la loi de refondation : 12 postes pour le dispositif « Plus de maîtres que de classes » alors que les postes RASED fermés par M. Darcos ne seront pas rétablis, et que le nombre de départs en stage CAPA SH est insuffisant (7 E, 8 G et 1 psychologue).
Le nombre de postes vacants continuent d’augmenter : 30 E, 59 G (22 en 2014) et 8 postes de psychologue.

Dans les Hauts-de-Seine, la dotation de 50 postes pour la rentrée 2016 ne sera pas suffisante pour compenser l’augmentation des effectifs par classe et ne résoudra pas la crise du remplacement.

Le rejet de l’austérité et des réformes ministérielles par les personnels s’est exprimé dans la puissante grève du 26 janvier. C’est dans ce contexte social que le SNUDI FO 92 inscrit son action dans la préparation « d’une réponse interprofessionnelle », comme le formule le communiqué commun des fédérations de la Fonction publique FO, CGT et Solidaires en date du 28 janvier.

Dans la continuité de cette puissante mobilisation, notamment dans l’Education nationale où 1/3 des enseignants du 1er degré étaient en grève à l’appel des organisations syndicales nationales SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT-Educ’action et Soud Education, le SNUDI FO 92 appelle à agir dans l’unité et à tous les niveaux pour exiger :

Suspension de la réforme des rythmes scolaires ! Abrogation des décrets Peillon-Hamon ! Retrait du projet de décret sur les ORS ! Non à la loi de refondation ! Non aux Chartes et protocoles académiques !

L’indépendance syndicale et la défense des revendications a permis à notre organisation de progresser aux élections, en nombre de syndiqués, en implantation dans la profession comme en témoignent les 4000 visites supplémentaires sur notre site, cette année.

Les adhérents du SNUDI FO 92 appellent leurs collègues à renforcer le syndicat dans une confédération indépendante qui combat, au plan interprofessionnel, la politique d’austérité.

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