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Résolution adoptée à l’unanimité lors de l’Assemblée générale statutaire du SNUDI FO 92
Publié le 19 février 2015

Résolution adoptée le 12 février 2015 à l’unanimité

L’assemblée générale des adhérents du SNUDI FO 92, réunie le 12 février 2015, se félicite du résultat obtenu aux élections professionnelles : avec 40 % de voix supplémentaires réalisées par rapport à 2011, notre syndicat regagne son élu à la CAPD.
Ces résultats correspondent à la bataille acharnée menée dans cette campagne par les militants et adhérents et ce, dans des conditions difficiles dues au vote électronique.
Ils nous confortent dans notre mandat contre la loi de refondation de l’école et la refonte de l’Education prioritaire, pour l’abrogation des décrets Peillon/Hamon et la défense du statut d’enseignant fonctionnaire d’Etat.

L’assemblée générale des adhérents se félicite que dans sa résolution générale, le Congrès confédéral condamne les lois Peillon-Hamon et le décret sur les rythmes scolaires et exige leur abrogation.

L’Education nationale subit, comme toutes les autres fonctions publiques, la politique de rigueur et d’austérité imposée par le pacte de responsabilité avec ses 50 milliards de cadeaux au patronat.
Les enseignants sont les seuls personnels à devoir travailler 40 jours de plus avec un salaire en baisse, un temps de travail complètement désorganisé, des heures supplémentaires en constante augmentation et non rémunérées (en maternelle, pour les remplaçants…).

Les menaces, contre notre statut de Professeur des écoles fonctionnaire d’Etat,
s’accentuent.
La nouvelle circulaire du 19 décembre 2014 qui « vise à promouvoir la généralisation de PEDT sur l’ensemble du territoire » a pour objectif de placer les enseignants, et en premier lieu le directeur d’école, sous l’autorité des collectivités locales.
La création d’une filière commune de métier des psychologues met en jeu le statut des psychologues scolaires et donc l’avenir des RASED avec toutes ses conséquences sur le dispositif d’aides aux élèves en difficulté.

Dans le 92, les droits des personnels sont remis en cause par la circulaire du
mouvement :
- Les points REP seront perdus dans trois ans pour les personnels des écoles sortant de l’Education prioritaire,
- Les directeurs d’écoles REP + , les remplaçants (sauf s’il s’agit d’un temps partiel annualisé), les conseillers pédagogiques, les enseignants référents, les secrétaires de comité exécutif, de CLIS, UP2A , enseignants auprès d’enfants du voyage ne pourront pas exercer à temps partiel.
- Les enseignants doivent effectuer un entretien pour pouvoir enseigner en toute petite section version Peillon, ainsi que les directeurs postulant sur une direction d’école REP +.
- Les jeunes collègues sans poste à l’issue du mouvement à titre définitif (1ère phase) mais ayant un barème important seront obligés d’enseigner sur des postes spécialisés à titre provisoire.
- Les brigades de remplacement à titre définitif ont le choix de rester ou non sur un remplacement de congé parental à l’issue d’un congé maternité (et donc continuer à faire des remplacements pour percevoir l’ISSR). Ceux nommés à titre provisoire seront obligés de continuer le remplacement du congé parental et ne percevront plus les ISSR !
- Concernant la Charte de la laïcité, adjointe aux annexes du règlement départemental, Force Ouvrière rappelle que la laïcité, c’est avant tout le strict respect de la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat :

la laïcité, ce n’est pas toutes les religions à l’école, c’est aucune religion à l’école !

L’austérité appliquée aux services publics se traduit par une dotation de 30 postes pour préparer la prochaine rentrée scolaire.
Sur cette dotation, 8 postes sont réservés à la mise en oeuvre de la refondation de l’Education prioritaire, il reste donc 22 postes pour une prévision de 557 élèves supplémentaires (prévisions minorées comme chaque année par l’administration).
2 postes ont déjà été utilisés pour ouvrir 2 classes dans une nouvelle école à Gennevilliers (une en janvier, une en février !). Il ne reste donc plus que 20 postes dont une partie va être utilisée pour la mise en œuvre des dispositifs Peillon "plus de maîtres que de classes" ou "accueil moins de trois ans".
Des dizaines de classes sont sans maître comme chaque année dans le nord des Hauts-de-Seine. Cette dotation ne permettra pas d’améliorer la situation du remplacement dans ces communes.

Pour le SNUDI FO 92, toutes les raisons d’une mobilisation sont réunies !
- Contre les politiques d’austérité et la liquidation des services publics ;
- Pour le retrait du pacte de responsabilité et de la Modernisation de l’Action
Publique,
- Pour la revalorisation du point d’indice et du régime indemnitaire ;
- Pour la création des postes indispensables au bon fonctionnement des
écoles ;
- Contre la sortie des écoles de l’Education prioritaire ;
- Contre tout recul de nos droits statutaires.

Les adhérents, réunis en assemblée générale, se félicitent du « principe d’une
journée nationale de grève interprofessionnelle contre la logique d’austérité »
adopté par le Congrès confédéral le 6 février 2015.

Ils estiment qu’il est urgent de tout mettre en œuvre pour organiser la grève générale interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris dans l’action commune bien définie, qui est gage d’efficacité !

Ils appellent leurs collègues qui ont apporté leur voix au SNUDI FO 92, à renforcer le syndicat dans une confédération indépendante qui combat au plan
interprofessionnel la politique de rigueur qui octroie des milliards au patronat et aux banques ; milliards ponctionnés sur le fonctionnement des services publics et le salaire des fonctionnaires.

cale




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