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Intervention du SNUDI FO 92 au Comité de pilotage départemental des rythmes scolaires
Publié le 27 janvier 2018

Déclaration liminaire du SNUDI FO 92
Au Comité de suivi départemental des Rythmes scolaires

Mesdames, messieurs,

Depuis 2012, le SNUDI FO avec sa fédération la FNEC FP FO, a dénoncé les véritables enjeux de ces décrets dits des rythmes scolaires. Au prétexte de veiller au bien-être des enfants, ces décrets ont signé l’amorçage de la territorialisation de l’école : autant de rythmes différents que de communes, que d’écoles et parfois même plusieurs rythmes différents au sein d’une même école ! Avec l’instauration des Plans Educatifs de Territoire (PEDT), ces décrets et la Loi de Refondation de l’Ecole font des élus locaux de nouveaux « partenaires ». Cette réforme a désorganisé les écoles, en entretenant la confusion entre le scolaire et le périscolaire.

Les enseignants de toute la France ont démontré, dès 2013, par les grèves et les manifestations appelées par la FNEC FP FO, la FERC CGT, Solidaires et la FAEN, leur opposition à la réforme des rythmes scolaires.

Le 5 décembre 2013, des milliers de collègues se sont mobilisés pour exiger l’abrogation de la réforme de Vincent Peillon. Pour rappel : 70% de grévistes à Gennevilliers, 60% à Suresnes, 40% à Colombes, plus de 50% à Villeneuve-la-Garenne, 60% à La Garenne-Colombes ; et 5 000 manifestants à Paris, 2 500 à Lyon, 3 500 à Marseille, 3 000 à Bordeaux, 2 000 à Toulon...

Nous nous sommes félicités que tous les élus du département des Hauts-de-Seine aient été unanimes pour ne pas mettre en œuvre le décret Peillon à la rentrée 2013, comme 80 % de leurs collègues en France.

Depuis, le Ministre de l’Education nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer, a publié le 28 juin 2017 un décret vous donnant, Mesdames et messieurs les Maires, toute latitude sur l’organisation du temps scolaire dans votre commune ; et donc, sur l’organisation du temps de travail de chaque enseignant du 1er degré.

Le SNUDI FO revendique également l’abrogation de ce décret qui, pour nous, loin d’abroger les décrets de ses deux prédécesseurs, ne fait qu’aggraver la territorialisation de l’Ecole publique. Nous sommes pour la définition d’un cadre réglementaire national, qui selon nous ne peut être que 4 jours hebdomadaires de classe sur un calendrier scolaire de 36 semaines. Nous refusons l’explosion de l’Education nationale en autant de rythmes que de communes et de majorités locales.

Déjà 44% des communes françaises sont passées à 4 jours à la rentrée 2017, 80% y reviendraient à la rentrée 2018.

Le SNUDI FO 92 invite tous les conseils d’école de toutes les communes des Hauts-de-Seine à mettre à l’ordre du jour la question du retour à une organisation de 4 jours hebdomadaires pendant 36 semaines.

Conformément aux mandats qui sont les nôtres, dont celui de la défense du statut de fonctionnaire d’Etat, de l’Ecole nationale publique et des revendications de nos collègues, nous terminons cette déclaration et nous quittons ce comité de suivi départemental.

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