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Déclaration du SNUDI FO 92 au Conseil national du SNUDI
Publié le 2 décembre 2015

Corinne Jan, secrétaire départementale du SNUDI FO 92 et déléguée au Congrès national 18- 20 novembre 2015

Je vous apporte le salut fraternel des camarades du SNUDI FO des Hauts-de-Seine.
Le CDEN ( Comité Départemental de l’Education Nationale ) aurait dû se réunir ce jour ( 19 novembre) avec , à son ordre du jour le bilan de la rentrée scolaire dans le 1er degré. Il a été annulé au nom de l’état d’urgence. Je vais donc vous donner quelques éléments de l’intervention que nous avions préparée.

« M Le Directeur académique, si vous aviez ouvert 1 classe dans chaque école maternelle où la moyenne dépasse 29 élèves par classe, et dans chaque école élémentaire où la moyenne dépasse 27 élèves par classe, il aurait fallu une dotation de 40 postes.
Or la carte scolaire 2015-2016 s’inscrit dans le Pacte de responsabilité et ses mesures d’austérité.
La carte scolaire a servi à mettre en œuvre les dispositifs Peillon « Plus de maîtres que de classes » et « Accueil des élèves de moins de 3 ans ».
La refonte de l’Education prioritaire et la mise en œuvre des REP et REP + absorbent 1 tiers de la dotation, financée par la sortie du dispositif d’une grande partie des établissements REP .
Rien pour améliorer les effectifs d’élèves par classe, rien pour ouvrir les postes RASED supprimés par M. Darcos en 2008, et rien pour le remplacement des maîtres en congé. »

Le DASEN avait décidé une fermeture de classe dans une école située dans le quartier le plus paupérisé de Gennevilliers, que la ministre a sorti de l’Education prioritaire en janvier. Les enseignants avait bien compris qu’il s’agissait de reprendre des moyens.
Dès le mois de juin, le SNUDI FO, avec la CGT, SUD et le SNUIPP ont appelé à une réunion dans l’école. Les enseignants ont décidé la grève pour le jour de la sortie et pour le jour de la rentrée si le DASEN maintenait la fermeture. Le jour de la prérentrée, les syndicats ont appelé à une AG sur la ville. Les enseignants de l’école ont voté la grève jusqu’au CTS qui avait lieu le jeudi. Les syndicats ont fait circulé une pétition demandant l’annulation de la fermeture et qui a recueilli plus de deux cents signatures. La mobilisation unie des enseignants a imposé la réouverture de la classe.

Le bilan de la rentrée, c’est aussi pour FO, les ingérences des mairies dans le fonctionnement des écoles du département.
Le Code de l’Education, article L 216-1, précise : « Les activités périscolaires sont facultatives et ne peuvent se substituer ni porter atteinte aux activités d’enseignement organisées par l’Etat. »

Pourtant, à Villeneuve-la-Garenne, les élèves ne peuvent pas bénéficier des Activités Pédagogiques Complémentaires lorsqu’ils sont inscrits à une activité périscolaire.

De même, à Gennevilliers, l’après-midi, les enseignants et leurs élèves n’ont plus accès à certaines salles des écoles ( bibliothèques, salle multimédia, salle de sports et autres… ) car la ville les utilise d’office pour les activités périscolaires. Les directeurs d’écoles devraient demander l’autorisation de la mairie pour utiliser les locaux pour les réunions de conseils d’école, conseils de cycle, etc … Notre organisation syndicale avec le SNUIPP, SUD et la CGT de Gennevilliers a demandé audience au Maire sur cette question.

A Rueil Malmaison, dans certaines écoles, la municipalité exige que les élèves laissent leur cartable en classe le mercredi matin, pour ne pas avoir à les gérer le mercredi après-midi. Elle demande également aux enseignants de ne pas donner de devoirs.

A Clamart à l’école maternelle La Garenne Trivaux, le déménagement de l’école est prévu pour la 1ère semaine des congés de décembre. La municipalité a demandé aux PE de venir travailler le 28 décembre pour déballer les cartons :c’est-à-dire pendant les vacances scolaires ! Le représentant de la Mairie au conseil d’école a déclaré que la Mairie était également l’employeur des PE et que ceux-ci n’avaient donc pas le choix !
Après avoir donné d’autres exemples , nous avions prévu de conclu l’intervention en demandant au DASEN d’intervenir auprès des maires pour faire respecter les règles statutaires, le code de l’Education sur l’utilisation des locaux scolaires, rappeler que les PE ne sont pas les employés des maires . 9a c’est l’éducation territoriale contre l’école de la République, éducation territoriale qui se heurte à la résistance des personnels territoriaux, qui ont fait grève dans au moins la moitié des communes du département.

La camarade du SNUDI FO 92 qui siège à la commission administrative de l’UD FO est intervenue sur le problème des ingérences des maires en proposant à l’UD de s’adresser au Préfet pour lui demander de faire respecter la loi et le Code de l’éducation.

J’ai bien entendu la proposition de Norbert (Trichard secrétaire général du SNUDI FO) d’une initiative envers la Ministre. Cela correspondrait à l’attente des adhérents, des enseignants qui n’en peuvent plus de subir chaque jour les conséquences de la territorialisation d l’école, ils ne veulent pas de cette réforme comme les enseignants du second degré, ils veulent garder leur garanties statutaires seules à même des les protéger des pressions locales, politiques, économiques voire cléricales.

Et là, les directeurs d’écoles sont en première ligne. La plupart des communes se comportent comme leurs employeurs. Le syndicat doit être aux côtés des personnels qui résistent pour préserver leur indépendance. Pour mettre fin à la territorialisation de l’école, la seule solution c’est d’arrêter ce processus, exiger l’abrogation des décrets Hamon-Peillon, ce qui suppose de préparer maintenant une riposte à la hauteur des attaques.

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