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Déclaration au CDEN du 7 mai 2015
Publié le 11 mai 2015

Une carte scolaire sur fond d’austérité !

Alors qu’au Comité technique spécial départemental (CTSD) le 8 avril, M Wuillamier, DASEN des Hauts-de-Seine, a présenté des documents prévoyant 550 élèves supplémentaires à la prochaine rentrée, ce sont trois postes en moins qui sont consacrés à l’augmentation des effectifs dans les classes.
30 écoles attendent la réunion du CTSD de juin pour savoir s’il y aura une ouverture ou l’annulation d’une fermeture alors qu’il ne reste qu’une douzaine de postes en réserve.

Le DASEN a dû renoncer à imposer les dispositifs Peillon d’ « accueil des moins de trois ans » à Gennevilliers, ville où 42% des enfants de la classe d’âge sont scolarisés.
Cependant, c’est la mise en œuvre des dispositifs Peillon (accueil moins de trois ans, plus de maîtres que de classe, et REP +) qui absorbe la majorité des postes alloués au département.

10 postes brigades dédiés pour les 15 écoles en REP +, cela ne permettra même pas de remplacer tous les maîtres d’un même réseau. M Wuillamier prévoit de mobiliser 10 enseignants de la brigade départementale pour renforcer ponctuellement la brigade REP +.

La situation du remplacement est déjà tendue depuis quelques années dans plusieurs communes, cela signifie qu’aucune amélioration n’est envisageable pour la prochaine rentrée !

Ou bien les enseignants acceptent d’exercer avec des effectifs plus élevés par classe toute l’année scolaire ou bien ils devraient accepter ponctuellement des effectifs en augmentation quand l’un d’eux est en congé et non remplacé.

Cependant, compte tenu du nombre de postes en réserve, cela n’est pas un choix. Les effectifs par classe vont augmenter et ce ne sont pas 10 postes de brigade supplémentaires qui permettront de garantir le remplacement de tous les congés.

Avec le Pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’euros d’économie, les subventions aux villes sont en baisse. Cela a conduit un certain nombre d’entre elles à présenter des projets de modification de l’organisation du temps scolaire après la publication des circulaires mouvement départemental et temps partiel. D’autres villes cherchent à faire des économies sur les fournitures scolaires, les sorties en autocar pour les écoles, les classes transplantées et autres… pour financer les activités périscolaires.

Il s’agit donc faire des économies sur le dos de l’école avec la réforme des rythmes scolaires qui continue à provoquer le chaos dans les écoles.

C’est pour cela que le SNUDI FO 92 a rappelé au CTSD sa revendication : abrogation des décrets Peillon-Hamon.

Le jeudi 9 avril, des centaines de milliers de salariés du public et du privé ont fait grève et manifesté à l’appel de leurs confédérations FO et CGT, de Solidaires et de la FSU pour exiger :
le retrait du pacte de responsabilité et de la loi Macron et le retrait de la réforme territoriale.
Ne touchez pas au code du travail !

Les enseignants du premier comme du second degré sont prêts !
Plus que jamais, l’heure est à la mobilisation dans l’unité.

cale




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