Rechercher sur le Site

Compte-rendu de l’audience du SNUDI FO 92 avec la DASEN 7 novembre 2018
Publié le 9 novembre 2018

Compte-rendu de l’audience DASEN

7 novembre 2018

Compte-rendu de l’audience du SNUDI FO 92 avec la DASEN 7 novembre 2018

Julie Faurel, trésorière départementale, Laure Nicolle et Thomas Balducci, conseillers syndicaux du SNUDI FO 92 ont été reçus pendant 1 heure 30 par Mme Fis, DASEN, Mme Beulze, secrétaire générale (pour la 1ère partie) et Mme Garcia-Gillet, IEN-adjointe au 1er degré.

1. Droit syndical

Le SNUDI FO 92 a plusieurs fois interpellé la direction académique sur la difficulté que rencontrent nos délégués pour entrer dans les écoles : barrage des directeurs, des gardiens ou tout simplement pas de gardien... En début d’année scolaire, pourtant, nous informons les directeurs du ou des délégués syndicaux susceptibles de se rendre dans leur école.

Nous avons également fait part de l’opposition de certaines mairies à l’organisation des réunions d’information syndicale alors même que le directeur les en informe. Nous vous demandons d’écrire aux mairies pour rappeler le principe du droit syndical, et nous permettre l’accès aux collègues dans les écoles.

La directrice académique nous a répondu que les bâtiments des écoles sont mis à disposition pour les fonctions d’enseignement mais admet que les réunions syndicales rentrent dans la circulaire (code de l’éducation), que nous avions rappelée dans notre courrier du 2 octobre. Toutefois, Mme Fis refuse d’intervenir auprès des mairies par écrit, arguant du fait qu’elle ne souhaite pas s’immiscer dans l’organisation du service des agents municipaux. Elle accepte par contre d’informer à l’oral les adjoints de l’éducation des différentes communes, qui constituent un réseau et sont souvent en réunion à la DSDEN, ainsi que les IEN.

Le SNUDI FO 92, contrairement à d’autres syndicats, a comme habitude d’aller déposer de la presse en salle des maîtres et de rencontrer les collègues dans les écoles : nous continuerons à nous y rendre, et alerterons systématiquement l’IEN en cas de difficultés.

Nous avons également informé la DASEN que plusieurs communes faisaient passer les activités périscolaires avant le temps de formation (qui dans le code de l’éducation comprend les 108h), imposant aux écoles des dates pour leurs réunions, les manifestations (fête d’école, expositions…) ou demandant des plannings plusieurs mois à l’avance.

La DASEN nous répond que l’IEN est compétent pour aider à la mise en œuvre des 108h. Elle estime et trouve normal qu’une des particularités des Hauts de Seine c’est que « des mairies donnent beaucoup donc elles ont un droit de regard. » « Est-ce que c’est gênant si les directeurs sont obligés de faire intervenir les IEN ? Même plusieurs fois dans l’année ? »

Saisissez le SNUDI FO si vous rencontrez ce genre de difficultés avec la municipalité, et nous interviendrons auprès de l’IEN.

2. Evaluations nationales CP CE1

Le SNUDI FO 92 a rappelé qu’il n’y a toujours pas de texte réglementaire concernant ces évaluations. Nous avons rapporté les témoignages de nos collègues à propos du caractère ubuesque, pénible, pavlovien de la transmission des résultats et de l’analyse qui en a été faite. Nous avons également ajouté que beaucoup de collègues avaient rencontré des difficultés lors de la saisie. Le SNUDI FO demande la suspension de ces évaluations, qui ne peuvent être obligatoires sans texte réglementaire.

En outre, les collègues ont perçu ces évaluations comme une forme de mépris de leur travail et de leurs capacités à analyser les résultats de leurs élèves … Encore une fois nous avons appris par la presse que des résultats étaient disponibles, alors que nos collègues attendaient le mail promis pour nous signaler leur mise à disposition. Une fois de plus le ministre n’a fait état à la Presse que des manquements des élèves, les collègues se sentent une fois de plus discrédités. Le ministre parle de l’école de la confiance. Mais fait-il confiance aux enseignants ? La preuve en est que non.

D’après Mme Fis, « il ne faut pas se poser la question de la confiance. Les résultats de nos élèves dans les enquêtes internationales montrent un décrochage de la France. En particulier des élèves les plus fragiles. Cela peut conduire à des difficultés futures d’insertion professionnelle. » Selon elle, le Ministre cherche à se doter d’outils pour essayer de comprendre comment avancer sur les difficultés des élèves. Elle ajoute que dédoubler les classes de CP ne suffira pas à améliorer les résultats nationaux.

Le SNUDI FO craint une obligation concernant la pédagogie à appliquer dans les classes.

La DASEN répond qu’elle ne sait pas s’il y aura des obligations mais pour l’instant la liberté pédagogique est inscrite dans nos obligations. Mais on ne peut pas se contenter de ce qu’on a aujourd’hui. Elle précise que des modifications des programmes, de la formation des enseignants, et les résultats des chercheurs en matière d’apprentissages peuvent être envisagés pour « lever les facteurs freins. »

Le SNUDI FO a posé la question sans détour : des sanctions seront-elles prises contre les enseignants qui n’ont pas fait passer les évaluations ?

La DASEN avoue ne pas savoir [forcément, puisqu’il n’y a pas de texte réglementaire…] Elle précise que selon elle, simplement quand le ministre demande quelque chose, il faut le faire. Elle qualifie cela de « chaîne hiérarchique en France. » Elle ajoute que ce n’est pas admissible et qu’il faut que tous les élèves soient concernés par ces évaluations.

Le SNUDI FO insiste : sans texte réglementaire, pas de sanction ni de pression possibles. Si des collègues sont inquiétés, Force Ouvrière les défendra jusqu’au bout.

3. Animations pédagogiques

Le SNUDI FO a rapporté le désarroi et la colère des collègues qui ont découvert que cette année les animations pédagogiques leur étaient imposées. La DASEN répond que tout cela avait été annoncé en CTSD (voir notre compte-rendu du CTSD du 28 juin sur notre site)

Le SNUDI FO 92 regrette qu’en ce début d’année beaucoup de circonscription n’aient pas les dates des formations. Aujourd’hui les collègues ont dû s’inscrire sans connaître ni la date ni le lieu des animations pédagogiques ce qui pose des problèmes dans l’organisation de leurs vies personnelle et professionnelle. Si un enseignant ne peut pas se rendre à une animation pédagogique pour cause de d’empêchement, pourra-t-il se rendre à une animation sur une autre circonscription, ou à une autre date ? La DASEN répond qu’à situation personnelle exceptionnelle, réponse personnelle, cela sera à voir avec l’IEN.

Nous avons également soulevé l’incompréhension de nos collègues à devoir s’inscrire sur GAIA alors qu’un seul choix leur était proposé.

Selon Mme Garcia-Gillet, l’inscription sur Gaïa permet de connaitre le parcours de formation via i-prof. L’administration travaillerait à la validation de crédits universitaires pour les formations suivies par les enseignants pendant leur carrière.

Dans la circonscription de Suresnes, les animations pédagogiques ont commencé, dans le parcours de français des enseignants en CP cette année, un CPC ou l’IEN doit venir en classe observer une séance. Or les collègues ne sont pas forcément d’accord pour ce type de formation… Nous rappelons alors que les RIS sont déductibles des 108h hors conseil école et APC ; ainsi, les collègues pourront déduire ces 3h de pratique en classe.

Mme Fis se dit gênée par cette question. « Est-ce que ça veut dire que les enseignants veulent choisir d’accepter que ce que l’on reçoit et pas ce qu’ils doivent produire ? Les PE sont des fonctionnaires de catégories A, donc des personnels de conception. »

N’hésitez pas à nous contacter à propos des animations pédagogiques !

4. Protection des agents

Depuis de nombreuses années, nous soulevons en CAPD et au CHSCT les multiples problèmes de violence auxquels peuvent faire face nos collègues dans le 1er degré, et dénonçons l’absence ou le manque d’accompagnement de ces collègues par la hiérarchie. D’autant plus qu’ils ne sont pas informés de l’existence et du fonctionnement de la protection fonctionnelle (article 3 du statut général de la Fonction Publique) à laquelle ils ont droit statutairement.

La DASEN reconnait qu’effectivement, les IEN oublient parfois d’indiquer cette possibilité mais certifie que quand le dossier remonte à son cabinet, cela est fait systématiquement. Elle ajoute que la protection absolue n’existe pas, et précise qu’un climat de confiance avec les familles dénouent de nombreuses situations. D’après elles, les familles ont également le sentiment de ne pas être entendues et écoutées. Il faudrait qu’on ait toujours en tête l’idée d’une construction collective et accepter la critique constructive.

Visiblement la polémique suite à l’agression filmée de notre collègue à Créteil ne semble pas avoir fait changer les discours… puisqu’encore une fois, l’administration nous oppose le ressenti des familles en guise de réponse. En cas de menaces, injures, diffamations, agressions, le SNUDI FO vous soutient et vous aide à constituer votre dossier de demande de protection fonctionnelle.

Du 29 novembre au 6 décembre 2018, je vote et fais voter FO aux élections professionnelles !

cale




Documents Liés
Compte-rendu de l’audience du SNUDI FO 92 avec la DASEN 7 novembre 2018
PDF - 316.6 ko
Contactez-nous

SNUDI-FO des Hauts-de-Seine
Maison des Syndicats - 14 rue Paul Bert - 92130 Issy-les-Moulineaux

01 41 90 88 93
06 47 48 76 91

snudi-fo92@orange.fr


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo