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Communiqué SNUDI FO 92 - 28 mars 2014
Publié le 29 mars 2014

Actuellement et depuis des semaines, les collègues sont confrontés partout à des problèmes de remplacement sans précédent, ce qui désorganise les écoles et prive les élèves des 24 heures d’enseignement hebdomadaires auxquelles ils ont droit .

Le DASEN avait pourtant affirmé que la situation s’améliorerait mais visiblement la méthode Coué ne suffit pas !
Des mesures comme le recours à la liste complémentaire du concours, l’ouverture d’un concours spécifique permettraient de régler ce déficit permanent d’enseignants dans toutes les communes et dans tous les départements .

Les mesures de carte scolaire vont être transmises lundi 31 mars. Pour la rentrée prochaine, dans le cadre d’une dotation 2014 déjà très insuffisante, 2 355 ETP sont prévus pour 38 000 élèves supplémentaires. Ce qui se traduit pour notre département par 56 postes pour une prévision de 1200 élèves supplémentaires !

Une chose est certaine aujourd’hui : la cote d’alerte est largement dépassée.
Le SNUDI FO 92 a déposé un préavis de grève pour permettre aux enseignants de se mobiliser avec les parents d’élèves pour exiger les ouvertures de postes nécessaires au bon fonctionnement des écoles et le recrutement de maîtres pour les postes vacants.

L’application de la réforme des rythmes scolaires se rajouterait à cette situation déjà fort dégradée.
Rien n’est réglé : le mécontentement ne tarit pas, chez les personnels mais aussi chez les parents d’élèves .La suspension de la réforme pour la rentrée prochaine reste une nécessité.
Une forte mobilisation des salariés s’est exprimée lors de la grève interprofessionnelle du 18 mars, à l’appel des organisations syndicales FO,CGT, FSU et Solidaires, pour refuser le pacte de responsabilité qui devrait se traduire par l’exonération des cotisations patronales pour la branche famille de la Sécurité Sociale et 50 milliards de coupes budgétaires supplémentaires dans les dépenses publiques sur 2015-2017.

Dans l’Education nationale, le pacte de responsabilité et la réduction des dépenses publiques signifient :

-  des salaires bloqués et même diminués en raison du gel du point d’indice depuis 2010 et de l’augmentation des retenues pour pension civile, des menaces de gel pour deux ans des promotions et avancements d’échelon qui même si elles ont été démenties par le premier ministre font partie des mesures préconisées par la Cour des Comptes et inscrites dans la logique gouvernementale d’austérité ;

-  des orientations de transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales avec le décret sur les rythmes scolaires et les PEDT ou encore le transfert de l’orientation et de la carte des formations professionnelles aux régions ;

-  des orientations de suppression ou de non création de postes, notamment à travers la mutualisation des moyens découlant par exemple du rapprochement école/collège et la mise en place des conseils communs école/collège.

Les annonces du ministre de la Fonction Publique de la poursuite du gel de la valeur du point d’indice, d’une nouvelle mise à contribution financière de personnels de catégorie A s’inscrivent dans ce cadre d’austérité renforcée.

Les revendications immédiates de tous les fonctionnaires, de tous les personnels de l’Education nationale, de tous les salariés :

l’augmentation générale des salaires,
les créations de postes,

le maintien de la sécurité sociale et l’annulation des 36 milliards d’exonérations patronales,

le maintien des garanties contenues dans les statuts,
doivent être entendues.

Ce sont ces mêmes raisons qui ont amené la fédération générale des Fonctionnaires FO à ne pas signer le relevé de conclusion Fonction publique et à ne pas être partie prenante du comité de suivi des accords du chantier métier ( qui prévoit d’abroger le décret de 1950 qui définit les obligations en horaires des professeurs).

Les personnels de l’Éducation Nationale sont, comme toutes les catégories de salariés, victimes de la politique d’austérité incarnée dans la loi de refondation.
Après le blocage des promotions, les médias font état d’un éventuel abandon des 60 000 créations de postes (gagées sur les suppressions dans les autres ministères) pour participer aux 50 milliards d’économie.
Dans les Hauts-de-Seine, par la grève et la manifestation au Ministère, plus de 1000 supplémentaires ont été arrachées par les enseignants des lycées et collèges.

Le SNUDI FO 92 confirme son opposition à la loi de refondation et appelle les enseignants à se mobiliser pour
-  la création des postes et ouverture des classes nécessaires
-  le rétablissement des postes de maîtres E et G et de psychologues scolaires pour les RASED,
-  l’ouverture de la liste complémentaire pour pourvoir tous les postes vacants
-  la création des postes de titulaires-remplaçants nécessaires
-  le maintien des droits statutaires de l’ensemble des personnels.

A Issy-les-Moulineaux, le 28 mars 2014

cale




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